   
> Presse Le Progrés:
Dans l'analyse des résultats du Rhône secteur par secteur, l'UMP a constaté « un vote des villes et un vote des champs », « boboiste » dans le premier cas, favorable au FN dans le second
Onze jours de réflexion. C'est le temps nécessaire à la fédération départementale de l'UMP pour disséquer et interpréter « sans précipitation » la défaite de la majorité présidentielle aux Régionales. Lors d'une conférence de presse, le député Philippe Cochet, président de la fédération et son secrétaire Michel Forissier ont évoqué, hier, « un avertissement » donné par les électeurs. Et les non électeurs : « 52 % des abstentionnistes du Rhône avaient voté Sarkozy en 2007», a estimé le président de la fédération. Dans l'analyse secteur par secteur, l'UMP a constaté « un vote des villes et un vote des champs », « boboiste » dans le premier cas, favorable au FN dans le second. « Les villes de plus de 30 000 habitants ont toutes voté à gauche et Lyon nous a plombés », a reconnu le président de l'UMP.
« Le message a été national. On l'a entendu », a-t-il ajouté. Mais selon le patron de la fédération, quelles qu'aient été les têtes de listes, « ça n'aurait rien changé ». Françoise Grossetête ? « Elle a fait le job, elle a tout notre respect », a dit Philippe Cochet, précisant que « la pire des choses serait que la majorité remette maintenant en cause les engagements de Nicolas Sarkozy ».
Pour autant, d'après Michel Forissier, la montée du FN ne serait qu'une « vaste bêtise ». A Meyzieu, commune dont il est le maire, Bruno Gollnisch a obtenu 16,37 % des voix contre 18,04 % en 2004. « Lors de législatives où il faut 8 % des inscrits pour être au deuxième tour, il ne pourrait y parvenir », a expliqué le secrétaire de l'UMP. Pour ce qui est de la gauche, Cochet a cherché à relativiser la victoire de Jean-Jack Queyranne, à la tête d'une « addition » PS - Europe Ecologie - Front de Gauche dans laquelle il voit surtout un « frein » au fonctionnement de la Région. Certes le report des voix à gauche a « bien marché au second tour », a estimé Philippe Cochet pour qui aujourd'hui le vote écolo est clairement identifié à gauche ».
Une droite battue, un PS qui a perdu des sièges à Charbonnières et un FN qui ne monte pas, c'est donc le constat - facile à faire - de la fédération UMP. Laquelle voit le vainqueur des Régionales dans le camp écologiste. Un vainqueur en même temps qu'un « danger » : « Ça n'est pas un parti politique qui a un projet de société mais un courant associatif qui veut prendre le pouvoir », a jugé Phlippe Cochet. Au point que, sans vouloir devenir « groupe de pression » ou de « secouristes », l'UMP envisage néanmoins pouvoir voter avec le Parti socialiste sur certains dossiers, dont celui du nucléaire.
La défaite digérée, l'UMP s'attelle aux cantonales de 2011. Dans une unité de la majorité présidentielle que Philippe Cochet veut voir perdurer.
Jacques Boucaud
Municipales à Lyon: « Le candidat doit être sur le terrain nuit et jour, 365 jours/an »
D'un côté le député Michel Havard, chef de file incontesté de la droite au conseil municipal à Lyon. De l'autre Emmanuel Hamelin, conseiller municipal. Tous les deux ont déclaré leur candidature comme tête de liste en 2014 pour les municipales à Lyon (Le Progrès du vendredi 26 mars). Mais Philippe Cochet a rappelé hier qu'avant 2014, il y a 2011 (cantonales) et 2012 (législatives). « Il faut acquérir la légitimité des échéances précédentes » a-t-il estimé avant d'ajouter : « C'est bien de se déclarer mais c'est bien de travailler. Or une campagne c'est un travail de terrain nuit et jour, 24/24 heures. Façon de renvoyer dos à dos les deux candidats : Havard, député de la 1re circonscription est candidat à sa succession. Tandis qu'Emmanuel Hamelin, inspecteur général au ministère de la Culture, envisage de se présenter aux législatives dans la 2e.
Quatre ans avant le scrutin, Cochet estime donc qu'il est trop tôt pour se déclarer. Mais il ne se voile pas la face : « Lyon nous a plombés » aux régionales a-t-il déclaré (lire ci-contre). Un constat qui le confirme dans sa stratégie affichée depuis les municipales de 2008 : reprendre Lyon - en réalité la communauté urbaine, là où est le pouvoir - par la périphérie
     
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