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Après les Européennes, Le Progrès donne la parole aux représentants des trois partis arrivés en tête. Le député Philippe Cochet, patron de l'UMP du Rhône, évoque « la dynamique » née du bon score de son parti.
> 31,7 % des voix dans le Rhône aux Européennes. Le patron de l'UMP que vous êtes est plutôt content ?
Nous sommes la première force politique du Rhône, en tête dans chaque circonscription. A Villeurbanne par exemple, c'est un coup de semonce pour le premier vice-président du Grand Lyon, M Bret. Les exécutifs à Lyon et dans le Grand Lyon sont souvent arrogants avec leur opposition.
C'est la méthode Collomb, avec un décalage entre le discours et la réalité. Mais maintenant, à Lyon Collomb qui pèse 15,5 % (score du PS. NDLR) s'adresse à 31,7 %. Alors, un peu de modestie.
Les relations de Gérard Collomb avec son opposition semblent tendues ?
Il n'est pas le roi de l'agglomération. Nous sommes en République. Les Parlementaires UMP du Rhône notamment, sont loin de compter pour du beurre.
Est-ce le traitement du projet du stade qui vous fait dire cela ?
Sur ce dossier, Aulas s'est retrouvé dans la nasse que lui a tendue Collomb. Des risques juridiques sont en train de s'accumuler et peuvent, hélas, faire capoter le projet. On aurait gagné un à deux ans si la table de Collomb avait été suffisamment grande pour tous les protagonistes.
L'UMP remporte les élections nationales et européennes cjamais les élections locales, à Lyon et au Grand Lyon ?
Il y a un vrai hiatus. Je suis à la tête de l'UMP avec un atout : je ne suis pas Lyonnais. Or beaucoup de Lyonnais à l'UMP ont passé trop de temps à se faire des croc-en-jambes. Mon objectif est de relancer le travail dans les quatorze circonscriptions, c'est plus facile en n'étant pas Lyonnais.
Vous n'avez pas de réserve de voix. Comment comptez-vous vous y prendre ?
L'opinion accompagne le mouvement, je crois à cette dynamique. Mon objectif est de chasser en meute. Je veux des têtes nouvelles à l'UMP, des gens qui en veulent, qui ont faim, et qui ont la culture du résultat. J'entends dépasser à nouveau 10 000 adhérents dans le Rhône. Mais les plus grosses circonscriptions, celles de Lyon, ne sont pas suffisamment dynamiques. Or il faut que Lyon soit au cœur du résultat.
L'union de la droite est-elle pour vous une garantie de succès ?
L'union sur une base claire est forcément une union gagnante. Ce que je fais avec Michel Forissier (secrétaire général de la fédération. NDLR) porte ses fruits. On doit retrouver au niveau local ce que l'union a fait aux Européennes derrière Françoise Grossetête : UMP - Nouveau Centre - Gauche moderne et progressistes.
Les régionales : êtes-vous déjà en campagne ?
On s'en occupera à la rentrée. Je prends les élections les unes après les autres.
On évoque l'entrée au gouvernement de Nora Berra, député européenne lyonnaise. ?
C'est une super-nouvelle pour muscler l'UMP à Lyon. Nora Berra est l'illustration de l'air frais que l'UMP fait entrer dans la vie politique. Plus on aura de talents, mieux se sera .Le Rhône mérite un ministre au vu de nos résultats.
Mercier et Berra au gouvernement : n'est-ce pas beaucoup pour le Rhône ?
On peut très bien avoir le fromage et le dessert.
Les réformes doivent -elles accélérer sur la fiscalité par exemple?
Les français sont plus réformateurs que leur élus. Oui , la taxe carbone doit remplacer à mon sens la taxe professionnelle pour devenir un impôt vertueux, aurement dit incitatif. Je pense aussi aux collectivités locales . Je suis pour les conseillers territoriaux (NDLR: fusion du conseiller régional et général) favorable à une réduction du nombre des mandats dans le temps et pour une limite du cumul même s'il est important qu'un parlementaire garde un mandat local pour être près des réalités.
Recueilli par Jacques
Boucaud et Pascal Jalabert
     
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