Philippe Cochet



Député de la 5è circonscription du Rhône - Maire de Caluire et Cuire

 

      


Lyon Capitale: Philippe Cochet contre l apprentissage de la langue arabe dès le CP

Il fut une époque où l’école de la République s’enorgueillissait d’apprendre à ses élèves à lire, écrire et compter. Une parfaite maîtrise de la langue française était considérée comme indispensable pour s’élever dans la hiérarchie sociale et nos instituteurs de jadis étaient intraitables”, écrivent les élus.

Selon eux, “au lieu de cela, et en dépit d’études qui montrent qu’une mauvaise maîtrise de l’orthographe est sévèrement jugée par les recruteurs sur le marché de l’emploi, vous avez préféré parrainer des initiatives sur la simplification de l’orthographe ou les “stéréotypes genrés” de la langue”.

“L’école n’est pas là pour former des voyageurs ou des apatrides, mais des citoyens”

Cible principale de leur lettre ouverte, l’apprentissage de l’arabe dès le CP : “Dans un contexte où des millions de Français se questionnent sur leur identité collective, où les tensions sociales et communautaires se font de plus en plus pesantes, vous proposez l’apprentissage de la langue arabe dans le primaire, dès le CP.

Une décision “stupide”, selon eux, car la France ne serait pas “un “pays monde”, détaché d’un substrat culturel, et l’école n’est pas là pour former des voyageurs ou des apatrides, mais des citoyens. Des citoyens qui comprennent et respectent les lois de leur pays, rédigées en français depuis l’édit de Villers-Cotterêts”.

“Vous devez servir d’exemple, et non pas trahir les mânes de Jules Ferry”

Une décision qu’ils critiquent aussi sur le plan politique : “Votre initiative est un chiffon rouge pour tous ceux qui s’alarment de l’islamisation des banlieues, de notre incapacité à digérer trente années d’immigration, dont une forte partie d’origine nord-africaine, et de la perte des repères. Vous proposez en somme que l’école de la République intègre les petits descendants d’immigrés nord-africains en leur enseignant la langue de leurs origines, plutôt que celle de leur pays d’accueil.

Avant de conclure ainsi : “Vous qui êtes le fruit de cette histoire et de ce métissage, vous qui avez suivi un parcours d’excellence, vous qui pourriez être un symbole de l’assimilation et de la méritocratie, qui furent le projet de la République depuis son origine, vous devez servir d’exemple, et non pas trahir les mânes de Jules Ferry. Votre parcours comme modèle pour la jeunesse de France ne vous crée que des devoirs envers celle-ci.

 



Autres articles de cette rubrique



> ACTUALITE DE LA SEMAINE

> ACTUALITE A L'ASSEMBLEE

> ACTUALITE RECENTE