Philippe Cochet



Député de la 5è circonscription du Rhône - Maire de Caluire et Cuire

 

      

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Conseil National du 14/01:François Fillon: Un seul mot d'ordre:Unité et Engagement total pour la victoire.

Devant 2 000 conseillers nationaux rassemblés à Paris pour l'investir officiellement comme candidat des Républicains à l'élection présidentielle, François Fillon n'a pas fait mystère de cette aventure qui « mobilisera 100% de notre énergie . Mais également qu'il « faudra tracer à travers les doutes, les vents contraires, les attaques, le conservatisme d'un pays qui est entrain de s'organiser pour empêcher l'impensable : un président de la République, une majorité gouvernementale décidés à changer les choses ».

Pendant 45 minutes François Fillon, « heureux » de se retrouver au sein de sa famille, a présenté son projet et « l'ambition française » qui doivent dicter notre unité et nos efforts. « L'ampleur et l'urgence du redressement national nous commandera d'agir fort et vite, avec pour première priorité l'emploi et la croissance », prévient François Fillon qui a donné un mot d'ordre : « pas de calcul, pas de dispersion, pas d'égo mais unité et engagement total pour la victoire ! »
L'enjeu est à ses yeux crucial. « Avec 6 millions de Français à Pôle emploi, avec cette croissance maigrelette qui ne stoppera pas la précarisation du pays, avec 2000 milliards de dettes, avec les extrémistes qui fondent vers le pouvoir, avec l'Europe qui se traîne et face à la menace du totalitarisme islamique, je ne vois pas l'élection de 2017 comme celle d'une alternance classique », confie François Fillon qui estime que « nous n'avons pas d'autre choix que d'aller à fond, pas d'autre alternative que d'oser le maximum ».

Face au désastre du quinquennat de François Hollande, face au déclin, à la colère qui monte, François Fillon déplore que la gauche « ne propose rien de sérieux pour répondre à l'urgence d'un pays qui décroche. (…) La casse sociale, elle est là, sous nos yeux ! Elle truffe le bilan de François Hollande et de ses anciens ministres qui aujourd'hui nous donnent des leçons. Je vaincrai leurs mensonges, je vaincrai ceux qui prétendent réenchanter la France en lui jouant un air de pipeau. La vérité, la raison, le courage, seront plus forts que les tartarinades habituelles », assure François Fillon qui souligne les différence entre son projet pour « relancer la France, redresser notre pays, lui rendre sa fierté » et la gauche, l'extrême droite et Emmanuel Macron qui veulent tous « assister la France dans son déclin ».

« A cette capitulation, j'oppose un chemin plus grand, plus droit, un chemin exigeant mais tellement plus engageant puisqu'il s'agit de faire de la France une puissance gagnante. La première puissance européenne d'ici 10 ans », projette François Fillon. « Nous allons larguer les amarres et nous détacher de cette chape de plomb idéologique qui a piétiné l'amour de la France, piétiné le goût du travail, piétiné la récompense du mérite, piétiné le sens de l'autorité, piétiné ce qu'il y a de plus lumineux en nous : la liberté ».

Regardant à l'horizon, François Fillon veut faire de la France le « pays de l'audace plutôt que celui de la bureaucratie, le pays de l'emploi plutôt que celui des 3000 pages du code du travail, le pays qui investit dans l'avenir plutôt que d'étouffer sous sa dette, le pays du dialogue social plutôt que celui des diktats syndicaux, le pays de la solidarité non celui de l'assistance, le pays des initiatives plutôt que celui des circulaires. D'une société soumise où tout est nivelé, encadré, figé au nom d'un misérabilisme mou, nous passerons à une société d'engagés et d'engagements », s'engage-t-il.

Évoquant les 35 heures, François Fillon assure qu'il « ne sera pas le président de la République qui reculera devant cet obstacle. Les Français en seront-ils récompensés ? Evidemment, car lorsqu'ils travailleront plus, ils gagneront plus qu'aujourd'hui », assure-t-il, précisant qu'il n'envisageait pas de faire baisser les salaires. « Je souhaite au contraire les débloquer par plus de travail ».
L'occasion de préciser un peu plus son projet « raisonnable et totalement tourné vers l'amélioration de la vie des Français. Je ne milite pas pour la fin de toutes les dépenses publiques, je souhaite les ramener de 57% du PIB à 49% en 5 ans ; je ne mets pas fin à l'administration française et à ses 5 millions et demi d'agents publics, je veux en réduire le nombre de 8% sur un quinquennat ; je ne prétends pas revenir à l'équilibre de nos comptes publics en 2018 mais en 2022 ; je ne stérilise pas l'investissement puisque je veux, au contraire, le stimuler par une fiscalité plus favorable et par des privatisations dont les bénéfices seraient injectés dans des grands projets technologiques ; je n'oublie pas les Français puisque je propose 10 milliards de pouvoir d'achat supplémentaire pour les salariés à travers la suppression de la cotisation salariale maladie et une politique familiale renforcée », détaille-t-il.

François Fillon entend également « casser » la montée « sans fin des dépenses et des prélèvements publics (qui) étranglent la production privée ». Non par l'austérité et la déflation mais par la production et la reflation. « Je vais libérer l'activité de tous les secteurs d'activité qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal : l'agriculture, l'industrie, les services, la construction. Et cette restauration d'une production française compétitive permettra de distribuer les richesses créées au lieu d'égaliser la misère comme aujourd'hui », annonce-t-il.
Devant sa famille unie, rassemblée et qui l'a investi pour mener « la mère des batailles », François Fillon a saisi cette occasion solennelle du Conseil national pour évoquer la nécessité d'avoir une « France unie ».
Pour le candidat de notre famille politique, la notion de France unie « est attachée à une certaine idée de la famille » aujourd'hui dédaignée. « Je la protégerai et lui redonnerai ses droits, car la famille est l'un, sinon le principal des piliers de notre société. Sans la famille nous n'avons aucune chance de retrouver l'unité et la dynamique dont nous avons besoin », considère François Fillon pour qui la France unie se joue également à l'Ecole de la République. « Elle doit transmettre les savoirs fondamentaux autour desquels nous devons concentrer les efforts plutôt que de multiplier les activités périphériques », juge François Fillon qui a annoncé vouloir « rendre aux collectivités locales la liberté en ce qui concerne les rythmes scolaires ».
Pas de France unie à ses yeux sans autorité de l'Etat, de la loi et nécessité de l'ordre. « l faut mettre les mots sur les actes », insiste François Fillon estimant qu' « un délinquant n'est pas un mineur qui se cherche. C'est un délinquant ! Un criminel n'est pas une victime. C'est un criminel ! Un djihadiste n'est pas un « déséquilibré » : c'est un terroriste !
La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l'ordre modernisées et une justice ferme et rapide. L'impunité zéro doit être la règle « , considère François Fillon qui souhaite rétablir les peines planchers pour les récidivistes.
« Un délit : une sanction ! Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants », résume-t-il.
Pas de France unie non plus lorsqu'il y addition de communautés et de clans. « La France a une identité, des coutumes, une culture, un drapeau. Le repli communautariste est un danger », souligne François Fillon qui considère par ailleurs que les 66 millions de Français ne doivent pas être encouragés à dire «et moi et moi et moi », mais entrainés à dire « et nous » ! Le patriotisme est la seule façon de transcender nos origines et nos religions », considère François Fillon pour qui « l 'immigration sans intégration, sans assimilation, doit être stoppée. Dans la République française, les étrangers ont des devoirs avant de réclamer tous les droits.
C'est une question d'unité nationale. Mais c'est aussi une question de courtoisie car quand on entre dans la maison d'autrui, on n'y impose pas ses lois ! »

L'ambition française de François Fillon passe également par une reconsidération de notre politique étrangère et de notre rapport à l'Europe qui « doit constituer pour la France un amplificateur de souveraineté ».
Et lorsque François Fillon évoque l'Europe, il s'agit de « l'Europe des nations, unies pour défendre la civilisation européenne et leur avenir commun. D'une Europe politique concentrée sur ses priorités stratégiques.
D'une Europe appuyée sur l'euro, qui peut devenir un atout entre les mains d'un gouvernement économique européen. D'une Europe de la sécurité partagée, dans laquelle chaque Etat, y compris l'Allemagne, prendra sa part du fardeau de l'effort militaire.
Cette Europe », appuie François Fillon, « il faut la construire, demain – et y parler d'une voix claire ! »



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