Philippe Cochet



Député de la 5è circonscription du Rhône - Maire de Caluire et Cuire

 

      


Christian Jacob à Manuel Valls :

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« Dans ce contexte de rupture totale avec les Français, pensez-vous, Monsieur le Premier-ministre, que ce soit encore une bonne chose que vous restiez à Matignon ? »

Au lendemain de la décision de Manuel Valls de passer une nouvelle fois en force sur la loi Travail en utilisant l'article 49.3 de la Constitution, Christian Jacob, président du Groupe Les Républicains a dénoncé la « déliquescence du couple exécutif» à l'occasion des questions au Gouvernement de ce mercredi.

Soulignant l'impopularité des chefs de l'Etat et du Gouvernement tous deux fortement contestés par les Français, le député-maire de Provins (Seine-et-Marne) voit en l'incapacité de dialoguer et de réformer du couple exécutif la raison de ce rejet et de cette défiance marqués dans la rue, dans les sondages comme à l'intérieur même de la majorité socialiste.

« Ce rejet tient surtout dans votre bilan de la France qui n'est rien d'autre que le dépôt de bilan d'un pays qui a gravement décroché depuis quatre ans. Et cette défiance tient au mensonge de François Hollande qui a trahi ses électeurs. Sa campagne de 2012 a été une véritable imposture. Vous en payez le prix fort », juge Christian Jacob qui fait part de la « colère et de l'écœurement des Français après quatre ans d'immobilisme, après quatre mois de manifestations incessantes, de blocage dans les transports, de violences orchestrées par l'extrême-gauche. »

« Nous sommes face à un gouvernement qui ne contrôle plus rien, avec des dissensions internes et publiques, une majorité qui a implosé, un paysage syndical éclaté, des manifestations ultra violentes et une population qui ne comprend pas l'entêtement de l'exécutif », constate Gérard Cherpion, député Les Républicains des Vosges. « Sous votre commandement, qui confond autorité et autoritarisme, le bateau France coule », adresse-t-il à Manuel Valls.

Quant au texte de la loi Travail adoptée au forceps par l'utilisation ce mercredi du 49.3, « il n'est plus que l'ombre de lui-même à force de renoncement et de reculades » et surtout « le symbole de votre échec qui aura pour conséquence un nouveau recul de la France en matières économique et sociale », estime Gérard Cherpion.

« Vous vouliez donner plus de place aux accords d'entreprises et vous renforcez les branches ! Vous vouliez réformer le code du travail et vous créez une commission placée sous l'autorité d'une autre commission chargée du dialogue social, une véritable usine à gaz ! Pire, vous avez supprimé toutes les avancés du Sénat en matière d'apprentissage », déplore le député des Vosges pour qui, Manuel Valls, en voulant « prouver sa force avec le 49.3, démontre sa faiblesse. »

Lors de cette séance de questions au Gouvernement, Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, a fait part de la volonté du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, de pousser la candidature de son directeur de cabinet à la présidence de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) bientôt vacante.

Evoquant des remous autour de cette probable nomination, dont celle de la démission du président du Conseil scientifique de l'INRA (par ailleurs président de l'université Paris V), « le signal envoyé à la la communauté scientifique est détestable » considère Patrick Hetzel voyant dans cette affaire la volonté du gouvernement de privilégier « une nouvelle fois, le copinage plutôt que les compétences. »

« A quand la République irréprochable dont vous nous parlez tant par ailleurs », interroge Patrick Hetzel évoquant une « faute juridique » (le candidat de Stéphane Le Foll ne serait pas titulaire d'un doctorat, « , diplôme qui crédibilise sa compétence scientifique »), mais également une faute « morale et ethique."

 

 

 



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