Mercredi soir, le député Philippe Cochet, président de la fédération Les Républicains dans le Rhône et candidat à sa propre succession aux prochaines élections législatives sur la 5e circonscription, a fait salle comble pour sa cérémonie de vœux. Chez lui, à Caluire. « Ça me fait plaisir, on est plus nombreux qu’aux réunions de Manuel Valls », a-t-il démarré devant une salle tout acquise.

Pendant presque une heure de discours, les critiques contre le pouvoir socialiste, métropolitain ou national, ont fusé. Le député a eu des mots durs.

Beaucoup plus élogieux pour parler de sa famille politique. À la mi-journée, le parlementaire était encore à Paris, déjeunant avec Nicolas Sarkozy. Sans le nommer, Philippe Cochet a fait l’éloge de « ce grand homme d’État qui n’a aujourd’hui aucune amertume » et qu’il a « la chance et l’honneur de côtoyer ». Après un mot pour la « belle attitude » d’Alain Juppé, Philippe Cochet a apporté son soutien à François Fillon et promit une « campagne très mobilisante […] Je fais le vœu que François Fillon soit Président de la République. Nous sommes tous derrière lui. Les Français sont en capacité d’écouter, d’entendre la réalité des faits. C’est vrai que François Fillon a pris le risque de dire la vérité crue, peut-être un peu brute, mais il l’a fait. Fidèle à ce qu’il a toujours été […] La vérité, c’est le premier courage politique. L’honneur politique, c’est ensuite de faire ce pourquoi on a été élu. C’est tout dire avant et tout faire après, plutôt que de mentir avant et ne rien faire après ».

À la tribune, Philippe Cochet a redit sa satisfaction du « grand succès populaire » des primaires de la Droite et du Centre. « Notre famille politique a su montrer qu’elle était capable d’organiser une consultation avec des protagonistes qui se sont très bien comportés ». Dressant un tableau très sévère de la tenue de l’État en 2016 par le Gouvernement, Philippe Cochet a dit ne pouvoir se « résoudre à voir notre pays s’enfoncer après l’épisode dramatique du quinquennat socialiste ». Citant une à une les tragédies françaises et internationales de l’année 2016, Philippe Cochet a également émis des « vœux de réalisme politique concernant notre politique étrangère ». Pour lui « le nouveau Président de la République aura la tâche de remettre la France au cœur de la diplomatie internationale […]. On a un ennemi n° 1 : l’État Islamique. Il nous faut nous unir avec tous ceux qui ont la volonté de le détruire. Faut-il s’unir avec des gens pas toujours fréquentables ? Oui. C’est un réalisme dans l’ordre des priorités. On doit parler à tout le monde. On ne choisit pas un camp quand on s’appelle France. Il n’y a pas les bons et les méchants. On ne joue pas aux cow-boys et aux Indiens. Il faut que nous, pays libre, restions très conscients sur quelque chose qui ne va pas s’arrêter, qui va s’amplifier. »

Redonnons des couleurs à notre pays, la France

A6/A7 « Quand c’est pour Lyon, on déclasse l’A6/A7, mais pour désengorger le val de Saône, la réponse tarde. Ce n’est pas sérieux. »

Philippe Cochet